Interview d’auteur : Alexandre Day

Alexandre Day




Alexandre Day a illustré le livre "Blanche" de Olivier Pog, sorti en novembre 2013 chez Margot. Il répond aux questions de Taille-Crayon.

Bonjour Alexandre, peux-tu te présenter brièvement ?

Day Alexandre, encore vif, né dans un champs de patate en Picardie.

Depuis quand vis-tu à Nantes ?

Depuis 2000, exilé volontaire d'Angoulême.

Quelles études as-tu suivies ?

6ème 5, 6ème 3 (oups), 5ème 8, 4ème 7, 3ème 4... Au lycée, j'étais à l'avant-dernier rang à gauche, c'est là que j'ai appris à dessiner, pendant les cours de math. J'ai ensuite fait les Beaux arts de Versailles, où j'ai appris à rouler des clopes correctement. Enfin, école de BD à Angoulême.

A quel moment as-tu décidé de faire du dessin ton métier ?

Euh... bientôt. Je continue les expériences en attendant.

As-tu participé à une expérience collective (fanzine, BD collective) ?

Brel – Des nouvelles d’en bas (Collectif) – Editions MargotJ'ai en effet participé à deux fanzines : "Au fil du Nil", le fanzine de l'école de BD puis "Café Creed". En collectif, j'ai participé à "Brel", aux éditions Margot (NDLR: "Brel, des nouvelles d’en bas" sorti en mars 2013). Ces expériences m'ont permis de prendre conscience de l'importance de mener un projet à bout et de désacraliser l'objet BD.

Qu'est-ce qui te plaît dans le mode d'expression que tu as choisi ?

La possibilité de me taire.

Où travailles-tu ?

Pour l'instant en face de ma femme, chez moi ! Parce que je suis un homme marié ! (NDLR : Alexandre est l'époux d'Adolie Day).

Quelles ont été tes lectures d'enfant ?

Les grands classiques franco-belges, puis les trucs comme Strange, Spidey, Nova...

Et maintenant, que lis-tu ?

Fred Vargas, Jorge Gonzales, Dave Mc Kean, Shaun Tan, Lorenzo Mattotti...

Quelles sont tes influences ?

Je suis d'avantage influencé par l'émotion que m'apporte les oeuvres, que par les images. Ce sont ces émotions que je suis heureux de retrouver parfois dans mes dessins. En BD: "Trois ombres" de Cyril Pedrosa et "Cages" de Dave Mc Kean. J'aime bien aussi la photo surréaliste en couleur, Alyz, Zemotion... En cinéma j'aime "I.N.K.", "Eureka", "Blanca Nieves", "Melancholia", "Printemps, été, automne, hiver... et printemps". Et en illustration, "Wild", "The Savage", Anne Herbauts, Maya Mihindou, Aurélie Neyret, Amélie Fléchais, Jérémy Almanza et Nicolas Nemiri.

Quelles autres oeuvres t'inspirent ?

J'aime beaucoup les oeuvres musicales anglo-saxones dont je ne comprends qu'une partie des paroles et dont j'invente les trois quart du sens, ça forme des sortes de micro univers d'émotions et de narration.

Comment qualifierais-tu ton style ?

Pas disco, incertain, étrangement présent, pas encore assez radical… Mais je ne peux pas voir mon style.

As-tu une passion, un violon d'Ingres ?

La photo et les mauvaises blagues.

Quel est ton coup de coeur artistique du moment ?

Turner (NDLR : Sans doute William Turner, peintre anglais du XIXème siècle...).

Blanche Alexandre DayQuelle a été ta première publication ?

"Blanche" aux éditions Margot, sorti en novembre 2013. Un livre de Olivier Pog que j'ai illustré.

Et qu'as-tu ressenti lorsqu'il a été publié ?

L'envie de continuer.

Dans ton parcours d'auteur, qu'est-ce qui selon toi a été le plus important ?

D'avoir fait cinq ans de studio d'animation. Et aussi les rencontres, le travail d'équipe et les échanges.

Quelle est ton actualité ?

Attendez, il faut que je demande à ma femme (...) Une expo Collective à Los Angeles - Gallery Nucleus. Un collectif Nantais chez Katarakt, des oeuvres pour la Galerie Daniel Maghen Paris. Les originaux de Blanche en vente sur le site de la Galerie Daniel Maghen. Une exposition en mai à la galerie Arludik-Paris en hommage à "End" de la talentueuse Barbara Canepa. Des prints de qualité arrivent sur le net, par un éditeur Italien. De l'édition quand je ne travaillerais plus dans la même pièce que ma femme. Des séance de dédicaces au festival de La Teste en mai puis la galerie Albane à Nantes en juin.

Quel est le projet dont tu rêves ?

Mon prochain livre avec Clothilde.

Qu'est-ce qui, à Nantes, pourrait favoriser le développement des activités des bédéastes et illustrateurs ?

Je pense qu'elle se développe bien en ce moment, beaucoup de grands talents, actuels ou en devenir, cherchent à se rassembler en ateliers. Je pense que c'est la meilleure émulation possible.

Merci Alexandre.

Sur le web :

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